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CONCEPT
Quelle quantité de produit désinfectant
est incorporé dans le gant ?
R : Plusieurs grammes pour chaque gant, répartis sous la
forme de près de 300 millions de fines gouttelettes.
Le produit désinfectant reste t-il
confiné dans la paroi, sans fuite à la surface ?
R : Oui, car la couche contenant les gouttelettes
de désinfectant est isolée de la main du porteur et
du patient par les couches protectrices et étanches d’élastomère,
placées de part et d’autre. On peut parler de matériau
« sandwich ».
Chaque gant fait l’objet d’un contrôle visuel
pour vérifier l’intégrité des couches
externes.
.
Ce concept est-il breveté
?
R : Oui, bien sûr. Plusieurs brevets
(avec extensions internationales) protègent ce produit innovant
fruit d’une dizaine d’années de développement.
MODE D’ACTION ET PERFORMANCES
Quels produits désinfectants sont utilisés,
et comment ont-ils été sélectionnés
?
R : Le désinfectant utilisé est un mélange
d’ammoniums quaternaires et de biguanide, présentant
une efficacité élevée dans un temps de contact
très court vis à vis des virus enveloppés (SIDA,
hépatite C) et de certains autres agents pathogènes.
Ils ont été sélectionnés à partir
de tests spécifiques permettant l’évaluation
de leurs performances dans des conditions proches de celles d’un
Accident Exposant au Sang (temps de contact virus-agent désinfectant
très court).
Le contact entre le sang et l’agent
désinfectant est très court : est-il suffisant pour
que G-VIR soit efficace ?
R : Il est vrai que le temps de contact virus-désinfectant
est très court, puisque limité, dans le pire des cas,
à la durée d’un geste accidentel (piqûre).
Des protocoles de tests biologiques spécifiques ont été
développés pour respecter et reproduire ces conditions
très sévères. Dans ces conditions, le gant
G-VIR permet de réduire la charge virale transmise au porteur
en cas d'Accident Exposant au Sang. Ces performances sont étayées
par une argumentation scientifique rigoureuse.
Sur quels micro-organismes le produit est-il
efficace ?
R : Les performances du gant ont été
validées sur des virus modèles du VIH (SIDA) et du
VHC (Hépatite C), préoccupations majeures du personnel
hospitalier lors des expositions professionnelles au sang. Des essais
complémentaires sont actuellement réalisés
avec des modèles bactériens et les premiers résultats
sont particulièrement encourageants et devraient faire l’objet
d’une publication scientifique sous quelques mois.
Quelles méthodes ont été
utilisées pour valider la performance biologique du gant
?
R : Des méthodes spécifiques
ont été développées (in vivo et in vitro)
par des équipes de biologistes associées au projet.
Elles permettent de déterminer précisément
le facteur de réduction de la charge virale lors d’une
simulation d’accident percutané tout particulièrement
en mettant en œuvre une aiguille creuse (Virus-inhibiting
surgical glove to reduce the risk of infection by enveloped viruses,
Bricout F1 et al,. Journal of Medical Virology, 2003, Vol 69, 538-545
) ou lors d’un contact cutanéo-muqueux prolongé.
Quels
sont les risques d’allergie par rapport aux produits désinfectants
?
R : Ce gant satisfait pleinement aux Exigences
Essentielles requises par la Directive 93/42 EEC relative aux Dispositifs
Médicaux ; des tests de biocompatibilité réalisés
selon la norme ISO 10993 indiquent un niveau d’irritation
et de sensibilisation quasi nuls. Néanmoins, nous attirons
l’attention des utilisateurs sur la nature chimique des agents
désinfectants utilisés (ammoniums quaternaires et
digluconate de chlorexidine) ; le port du gant est déconseillé
aux personnes allergiques à ces produits.
G-VIR est-il également efficace
en cas de coupure ?
R : Des expériences réalisées
in vitro en utilisant des lames de scalpel ont montré la
remarquable protection apportée par G-VIR dans ce cas.
Dans quelles conditions, notamment de température,
sont réalisés les tests visant à déterminer
les performances du produit ?
R : Les différents tests ont été
réalisés en plaçant le produit à une
température proche de celle de la main de façon à
être dans des conditions expérimentales les plus proches
possibles de la réalité.
.
En cas d'AES, faut-il effectuer malgré tout
le traitement médicamenteux prophylactique ?
R : Oui, car cela correspond à l’état
de l’art.
PRODUIT
Quelles sont les spécifications
du produit ?
R : G-VIR est un gant de chirurgie synthétique
non poudré répondant à la réglementation
en vigueur.
Formulé sans agents chimiques
de vulcanisation, ce gant contient un produit désinfectant
qui diminue ma charge virale transmise en cas d’Accident Exposant
au Sang.
Quelles sont les performances revendiquées
?
R :
- Réduction de la charge virale
transmise en cas d’Accident Percutané
- Barrière renforcée en cas de contact avec des liquides
biologiques
- Ne contient pas de latex de caoutchouc naturel
Est-il plus résistant qu'un gant
de chirurgie classique ?
R : Les données dont nous disposons
semblent le montrer (tests au porté et étude pré-clinique
). Elles doivent être confirmées prochainement dans
le cadre d’une plus large enquête.
Transpire-t-on beaucoup dans ce gant ?
R : Bien qu’il soit plus épais
qu’un gant ordinaire, la transpiration est moins ressentie
par l’utilisateur grâce à la présence
de micro-reliefs dans la couche interne.
Comment est-il stérilisé
?
R : Par irradiation gamma, selon un processus
validé conforme aux normes ISO 11137 et EN 552.
Le gant est-il agréable à
utiliser, et adapté aux gestes chirurgicaux qui requièrent
en général une grande sensibilité tactile ?
R : L’inconfort potentiel lié
à l’épaisseur du produit est fortement diminué
grâce à l’utilisation de matériaux très
souples, et au choix d’une forme ergonomique bien adaptée
à la main du chirurgien. Pour ces raisons, G-VIR est utilisable
pour la plupart des interventions chirurgicales et actes médicaux,
y compris ceux où une grande sensibilité est requise.
Peut-on utiliser le produit en toutes circonstances,
ou existe-il des limitations d’usage ?
R : Comme tout autre gant de ce type, il y
a peu de limitations « structurelles » liées
à la nature du matériau utilisé (élastomère
thermoplastique) mais il en existe.
Ainsi, l’absence d’agents chimiques de vulcanisation
(qui permet de s’affranchir des allergies de type IV) se traduit
par un matériau moins résistant à certains
solvants ou composés agressifs. Notons cependant que l’usage
de tels composés est très inhabituel lors d’un
acte chirurgical.
Le gant contient-il du latex de caoutchouc naturel
?
R : Non, ni agents chimiques de vulcanisation,
ni poudre libre.
Quelle est la porosité du gant ?
R : Des tests de perméation, (norme
ASTM F – 1671 – 97b), démontrent que ce gant
est imperméable aux plus petits agents pathogènes
(bactériophage Φ- X- 174);
G-VIR est donc une excellente barrière, notamment si l’on
se réfère aux gants chirurgicaux ‘classiques’
en latex qui peuvent laisser passer des virus, voire des bactéries,
au travers de leur paroi. 
Quelle est la péremption du produit ? Y
a-il des préconisations de stockage ?
R : Pour le moment, la date de péremption
est fixée à 24 mois à compter de la date de
fabrication, elle pourra être repoussée dès
que nous disposerons du recul suffisant pour pouvoir le faire. Un
stockage en endroit sec et ventilé, à des températures
n’excédant pas 30°C est préconisé.
Dispose-t-on de données cliniques sur ce
produit?
R : Une investigation clinique très
complète est effectuée aux Hospices Civils de Lyon
Sud. D’autres études sont actuelement en cours, sous
la forme d’enquêtes utilisateurs, incluant aussi bien
l’aspect produit (tolérance, résistance, ergonomie)
que son impact sur la pratique quotidienne des utilisateurs (étude
comportementale).
Existe-il des contre indications à l’utilisation
du gant ?
R : Oui,
- une sensibilisation connue aux ammoniums quaternaires et/ou au
digluconate de chlorexidine ;
- une utilisation de produits chimiques (solvants…) non compatibles
avec le matériau constitutif du gant
Doit-on conserver le double gantage considéré
comme indispensable dans certaines opérations ?
R : La pratique du double gantage a été
introduite essentiellement dans le but d’une meilleure protection
des opérateurs qui s’avère être souvent
insuffisante, notamment dans le cas de piqûres avec aiguilles
creuses. A ce titre, G-VIR remplace à lui seul les deux gants
et offre un niveau de protection très nettement supérieur
à celui du double gantage.
Est-ce que le gant contient une poudre
d’enfilage ?
R : Non. Par contre, il contient de petites
particules (micro-sphères pleines) incorporées dans
sa couche interne, et servant à faciliter l’enfilage.
En cours d’utilisation, il n’est pas exclu que quelques
unes de ces particules se détachent par effet d’abrasion,
et il est donc recommandé de déganter hors champ opératoire.
Le ‘grip’ du produit est-il
différent de celui des autres gants ?
R : Oui, les premiers résultats obtenus
dans le cadre d’une étude pré-clinique montrent
que la formulation d’élastomère utilisée
offre une meilleure tenue en main des instruments.
Pourquoi Hutchinson?
R : HUTCHINSON leader européen dans
la transformation du caoutchouc, mène une politique de Recherche
& Développement volontariste afin de développer
constamment de nouvelles lignes de produits. Le problème
du SIDA a constitué le facteur déclenchant qui a initié
cette recherche et le développement du gant G-VIR. 
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